La FGTB et le SETCa sont inquiets pour le portefeuille des employés et des ouvriers de GSK. Les syndicats ont communiqué ce lundi matin sur un nouveau système de bonus annuel que la direction souhaite mettre en place, ce qui leur ferait perdre 1.000 euros nets.

La direction du groupe pharmaceutique a en effet décidé de ne pas reconduire la convention collective de travail 90 (CCT90). Celle-ci fixait des objectifs clairs, atteignables, et contrôlables aux employés et ouvriers, donnant accès à une prime de bonus annuelle. Cette CCT 90 sera remplacée par un autre système qui se base sur le modèle actuel des cadres de l'entreprise. D'après les syndicats, ce changement représenterait une perte nette d'au moins 1.000 euros dans la poche des travailleurs. Ils estiment que ce nouveau système laissera la direction libre de fixer des objectifs flous, voire impossibles à atteindre.

"La prime serait divisée de moitié si l'on tient compte des taxes. Avec ce nouveau système, les travailleurs perdront jusqu'à 2.000 euros par an", déplore Imdat Gunes, délégué syndical ouvrier chez GSK, qui annonce des actions dures dans les prochains jours.

De son côté, la direction de GSK dit vouloir harmoniser le système du bonus, pour que les cadres, les ouvriers et les employés soient tous logés à la même enseigne. "Ce système sera mis en relation avec les performances de l’entreprise, comme on le fait dans les autres filiales à l'étranger", explique Elisabeth Van Damme, porte-parole du groupe pharmaceutique. Celle-ci précise par ailleurs que désormais, les autorités fiscales n'acceptent plus l'exonération d'une partie des bonus et qu'il fallait donc adapter ce système qui ne répondait plus à leurs exigences.

Ce nouveau système de bonus devrait être instauré au premier trimestre 2022 et sera donc calculé sur base des résultats de l'entreprise en 2021.