La zone de police se dote de deux caméras temporaires pour surveiller des endroits qui font l'objet de dépôts sauvages réguliers ou des événements d'ampleur.

La zone de police de Wavre exploite aujourd’hui une quarantaine de caméras réparties sur 18 sites différents de la ville. C’est la zone du Brabant wallon dans laquelle il y a le plus de caméras de surveillance.

Mais malgré cet important réseau de caméras, ça ne permet pas aux policiers de surveiller ponctuellement certains endroits sensibles voire des événements qui le nécessiteraient. Il était donc demandé lors du dernier conseil communal de voter pour l’utilisation de deux caméras fixes temporaires pour y remédier.

" Depuis plusieurs années, la Ville a investi dans un système performant de caméras fixes dans différents endroits de la ville, a rappelé la bourgmestre Françoise Pigeolet. Mais il n’est pas concevable de quadriller l’ensemble du territoire de Wavre, Limal et Bierges avec des caméras fixes. La solution, ce serait ces caméras fixes temporaires qui, à moindre coût, peuvent aider à résoudre des situations qui sont ponctuellement problématiques. Je pense aux dépôts sauvages - qui se sont multipliés pendant le confinement - mais aussi à la surveillance spécifique de certains événements comme le Wacolor ou le Jeu de Jean et Alice. Par exemple, les caméras de la place Cardinal Mercier étaient masquées par les décors du Jeu. "

Ecolo s’est inquiété de l’utilisation de ces caméras " qui pose question quant au respect de la vie privée, à la liberté de circulation des personnes " puisque les caméras peuvent être placées "dans des lieux publics et privés".

La bourgmestre a tenu à rassurer : seuls les policiers sont autorisés à visualiser en direct les images de ces caméras. L’enregistrement ne peut être conservé plus d’un an et l’accès aux données est limité à un mois et sur base d’une utilisation dûment justifiée, une enquête par exemple.