Brabant wallon Des images publiées hier sur les réseaux sociaux ont indigné les Villersois.


" Retour au Moyen Âge, la barba rie autorisée à Marbais ", s’est indignée hier une habitante de Villers-la-Ville, publiant sur Facebook l’image d’un corbeau mort, pendu par les pattes à un fer à béton. Visiblement, il s’agissait de dissuader les autres oiseaux de venir picorer les graines d’un champ fraîchement semé du côté de Chassart.

Ce type particulier d’épouvantail a fait réagir de nombreux internautes, scandalisés eux aussi que des agriculteurs continuent d’appliquer de telles méthodes. Le bourgmestre Emmanuel Burton a d’ailleurs été interpellé directement par certains habitants. Mais ni lui personnellement ni la commune ne sont en cause dans cette problématique.

" La destruction des corvidés - corbeaux, corneilles, pies… - n’est pas interdite mais elle est soumise à autorisation" , précise Emmanuel Burton. "Mais ce n’est pas une autorisation que délivre la commune, c’est du ressort du Département de la nature et des forêts. Et le DNF dépend de la Région wallonne. Je n’étais pas du tout au courant de cette situation mais, si je lis bien le message posté sur Facebook, il y aurait effectivement eu une autorisation accordée… "

toutefois, si tuer des corvidés n’est pas interdit dans certaines conditions, les pendre au-dessus des champs pour effaroucher leurs congénères semble une pratique d’un autre temps. Dont le maïeur villersois, qui est aussi agriculteur, n’est pas du tout adepte.

" C’est une vieille pratique dans la région : j’en avais déjà entendu parler mais cela fait bien vingt ou vingt-cinq ans qu’on ne voit plus cela ", confirme Emmanuel Burton. "En admettant que ce n’est pas illégal, c’est quand même très glauque : il existe d’autres pratiques tout aussi efficaces . Notamment les canons effaroucheurs."