Le 27 juillet dernier peu avant minuit, une dame a appelé la police parce que son compagnon, Carlos D., se montrait très agressif envers elle. Les agents se sont rendus sur place et l’homme s’est calmé.

Le lendemain matin, un nouvel appel a été passé pour une dame qui subissait la violence d’un homme, mais cette fois à la maison communale. Un employé a entendu le bruit d’une grosse gifle et a vu la victime par terre, juste à côté du banc où elle s’était installée auparavant. Lorsque la police est arrivée sur place, la dame était en pleurs, en état de choc, et les agents ont noté qu’elle avait une rougeur importante au niveau d’une joue.

Il s’agissait des mêmes protagonistes que la nuit d’avant. Carlos D., lui, était très calme et a précisé que sa compagne n’était pas tombée au sol: à le suivre, elle s’était juste assise lentement par terre, à coté du banc.

Petite précision peut-être pas inutile: le couple était devant la maison communale en attendant l’ouverture du guichet, la dame venant demander que la commune radie son compagnon de son domicile, et prendre des papiers utiles au lancement d’une procédure de divorce.

Se retrouvant devant le tribunal correctionnel, Carlos, qui a des antécédents pour des faits de violence commis au Portugal, a expliqué qu’ils étaient bien ensemble, qu’il avait mis la main sur la main de sa compagne pour lui demander de sortir et parler dehors de leur souci, mais elle a mal réagi. Sans toutefois avoir fait tomber la victime.

Et alors que le certificat médical fait état d’une contusion au visage, il précise que les rougeurs sont habituelles chez elle et qu’il n’y est pour rien. Le médecin qui a examiné la dame a par ailleurs relevé des lésions lombaires, et fixé l’incapacité de travail à cinq jours.

La victime a écrit par la suite pour retirer sa plainte, mais ça ne fonctionne pas comme ça: le ministère public, estimant que le prévenu minimise fortement les faits, a requis une peine de probation autonome de deux ans l’obligeant à arrêter l’alcool et suivre une thérapie pour maitriser sa violence. C’est exactement ce que le tribunal a décidé dans son jugement.