Le 19 juin dernier, Steve, âgé de 44 ans, a retrouvé la liberté après avoir purgé une longue peine de prison. L’homme a fait le calcul : à son âge, il totalise déjà 19 ans d’incarcération. Et six jours après cette libération, il a commis de nouveaux faits, qui lui ont valu de se retrouver à nouveau en prison !

C’était à Jodoigne, à proximité d’un magasin de nuit. Alors qu’un jeune homme rentrant du travail est passé devant lui, Steve s’est levé et l’a suivi, avant de l’emmener dans une petite ruelle pour le plaquer contre un mur. La victime a expliqué qu’elle avait été frappée et que son sac, où se trouvait notamment un GSM, lui a été volé par son agresseur.

Le jeune homme est rapidement rentré chez lui et a raconté à son père ce qui venait de se passer. Ils ont alors décidé de se rendre tous les deux à la police, sans attendre, pour déposer plainte. Mais sur le chemin entre leur domicile et le commissariat, ils ont croisé Steve.

La victime a indiqué que c’était lui le coupable, son père s’est approché… et a été violemment poussé au sol par l’agresseur de son fils. Une très mauvaise chute : elle a occasionné deux mois d’incapacité de travail.

Entendu par la police, Steve a affirmé qu’il ne se souvenait de rien, si ce n’est d’une petite altercation verbale avec un homme qui l’avait "mal regardé". Présenté à un juge d’instruction, il a reconnu avoir donné des coups.

Devant le tribunal, il est poursuivi pour vol avec violence (du GSM) et pour coups et blessures volontaires sur le père de la première victime. Des faits de violence gratuite, s’est indigné le ministère public en rappelant le casier judiciaire déjà lourd du prévenu ainsi que son absence totale de prise de conscience de la gravité de son comportement.

L’avocate de Steve, elle, a parlé d’un cercle vicieux : son client purge ses peines de prison, est libéré sans encadrement et retombe dans ses travers. Pourquoi ne pas tenter autre chose, comme une peine de probation autonome ? Jugement le 7 octobre.