Depuis le mois de novembre dernier, toutes les écoles de La Hulpe ont reçu des masques dits inclusifs. Des masques en partie transparents qui permettent aux élèves de revoir les lèvres et la bouche de leur professeur. Un petit détail qui fait toute la différence. Notamment dans l’exercice subtil et ô combien périlleux de la dictée.

“La lecture labiale est très importante, pour la bonne compréhension des mots, surtout à leur âge, explique Christelle Biron, une institutrice des Colibris. Lors d’une dictée, pour bien leur faire comprendre, on insiste beaucoup sur les sons, les prononciations des mots. C’est en réalité un petit jeu de mime avec la bouche. On “montre” en quelque sorte les mots aux élèves. Ce qui n’est évidemment pas possible avec des masques traditionnels.”

Un gros plus pour le corps enseignant, qui leur permet de retrouver quelque peu leur métier originel. Car en plus d’un avantage non négligeable au niveau de l’apprentissage, ces masques entraînent des effets positifs au quotidien. C’est qu’avec la bouche, les lèvres et une partie du visage camouflés derrière un masque, les enseignants ont dû se réinventer pour faire passer des émotions. “On doit beaucoup plus jouer avec les yeux et le regard pour monter si on est content, fâché ou encore montrer l’interrogation, etc. C’est beaucoup plus dur, mais surtout moins compréhensible pour les élèves. Alors qu’avec ces masques, on peut rejouer à nouveau avec les mimiques du visage, conclut l’institutrice. Bref, le message passe beaucoup mieux.”