Sept ou huit équipes de police appartenant à quatre zones du Brabant wallon avaient été envoyées sur place pour ramener le calme, et huit policiers avaient été blessés. Trois militaires se retrouvent sur le banc des prévenus. Le ministère public a requis des peines de travail à leur encontre.

La nuit des faits, dernier soir du marché de Noël de Louvain-la-Neuve, des policiers qui n'étaient pas en service passaient une soirée en groupe dans un bar de la cité universitaire, en présence de deux membres du parquet. Lorsqu'ils ont vu qu'une bagarre se déroulait à l'extérieur, deux d'entre eux ont voulu intervenir pour séparer les protagonistes, et ont appelé une équipe de la zone de police d'Ottignies-Louvain-la-Neuve.

Mais la situation a rapidement dégénéré: d'autres policiers en civil sont venus aider leurs collègues, tandis que d'autres militaires se joignaient à la bagarre. D'après les témoignages, près d'une cinquantaine de personnes ont fini par se battre sur la place de l'Université cette nuit-là. Des policiers en service, en uniforme, ont également été frappés.

Ceux qui étaient en civils ont montré leur carte de légitimation et se sont identifiés, mais cela n'a pas calmé certains militaires. "J'ai l'impression qu'on a 'cassé du flic' pour faire du team building ! Une ligne rouge très claire a été franchie et il faut marquer le coup", a requis le substitut mercredi à l'audience, demandant des peines de travail de 100 à 120 heures contre trois prévenus qui travaillent encore aujourd'hui pour la Défense.

Les avocats des prévenus, eux, affirment que la situation était très chaotique cette nuit-là et que leurs clients n'ont pas vraiment réalisé qu'ils s'en prenaient à des policiers. Le jugement sera rendu le 24 février.