Lors du vote du budget 2021 de la Province, le mois dernier, le président du collège Tanguy Stuckens avait annoncé l’abandon du projet de rénovation de la piscine en plein air du Bois des Rêves à Ottignies. Quelques phrases à ce sujet étaient glissées au milieu de la déclaration de politique budgétaire et l’opposition, lors du conseil provincial de ce jeudi, a voulu revenir le sujet, estimant qu’il n’avait pas été débattu comme il le mérite.

Pour le CDH, il s’agit d’une décision inopportune, qui pénalisera de nombreuses familles et tourne la page du “libéralisme social”. Les Humanistes ont donc demandé au collège MR-PS de revenir sur sa position. Côté Ecolo, Thierry Meunier a fait remarquer qu’en début de législature, cet investissement au Bois des Rêves était considéré comme essentiel. Il a déploré un “retournement complet” de la politique provinciale de soutien aux domaines provinciaux d’Hélécine et du Bois des Rêves, s’interrogeant dès lors sur leur avenir.

Dans sa réponse, Tanguy Stuckens a précisé que le collège avait très vite mesuré l’impact de son annonce et qu’il était conscient également de l’attractivité de la piscine, bien qu’elle était surtout fréquentée par des personnes extérieures au Brabant wallon. En 2020, sans piscine puisqu’elle était déjà fermée, le Bois des Rêves a connu une saison exceptionnelle.

Le projet de rénovation estimé à 6,5 millions d’euros n’était plus tenable avec l’obligation faite aux provinces d’assumer le financement des zones de secours mais il n’a jamais été question d’abandonner les domaines provinciaux qui sont des espaces naturels, ludiques, de qualité et accessibles à tous.

Le mois prochain, le Bois des Rêves recevra une nouvelle identité visuelle et la plaine de jeux sera rénovée à l’automne. Des alternatives à la piscine, comme un “spray park” (où des attractions utilisent l’eau pour rafraîchir les visiteurs) ou un mini-golf sont déjà l’étude. Le président du collège provincial a garanti aussi que les tarifs continueront à prendre en compte l’importance de l’accessibilité des domaines provinciaux aux familles.