L’opposition n’a pas été tendre avec la majorité et son PST.

L’élaboration d’un plan stratégique transversal (PST) est un passage obligé pour toutes les communes. Il s’agit pour chacune d’elles de se doter d’une vision globale pour la législature, vision qui sera ensuite déclinée en objectifs stratégiques et opérationnels et enfin en actions.

À Court-Saint-Étienne, la majorité a rassemblé dans ce document 23 objectifs opérationnels et 76 projets/actions. Impossible de citer tous les projets ici (le document est sur le site de la commune) mais l’on peut relever entre autres : augmenter le nombre de places d’accueil ; mettre en œuvre la nouvelle salle de gymnastique ; réaliser le commissariat central de la zone de police Orne- Thyle à Court-Saint-Étienne ; ou encore réserver un budget participatif citoyen annuel de 40 000 euros destiné à permettre la réalisation de projets initiés par les citoyens.

Mais les projets de la majorité stéphanoise n’ont pas convaincu l’opposition, qui l’a fait savoir lors du dernier conseil communal. "L e bourgmestre n’a présenté qu’un catalogue d’intentions qui relèvent au mieux de la gestion quotidienne normale d’une commune, a déploré Anne Chevalier (Ecolo). Ce catalogue est loin de constituer une vision politique. De plus, le collège communal a fait le choix de ne présenter ni objectifs chiffrés, ni indicateurs de réussite, ni budget alors que c’est l’essence même d’un plan stratégique ."

Réponse plutôt étonnante du côté de la majorité : " Ça n’a pas été facile à mettre en place avec l’administration, a reconnu le premier échevin, Stéphane Ravet. Nous sommes en retard et il fallait sortir quelque chose. C’est un outil qui doit être amélioré et tenu à jour. Ce sont au moins des actions qu’on est sûrs de pouvoir mener et financer. "