Né en 1996, un Nivellois a été arrêté à Bruxelles alors qu’il avait braqué, avec une arme, une… école où se trouvaient des enfants. L’aventure lui a valu d’écoper de quatre ans de prison ferme dans la capitale mais il était de retour il y a un mois sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel de Nivelles. C’est que son GSM, saisi dans le cadre des faits bruxellois, a montré qu’il vendait du cannabis en terre aclote.

Une perquisition a été menée à son domicile et sa mère s’est débarrassée de l’essentiel des stupéfiants pour que les enquêteurs ne les trouvent pas. De toute façon, les SMS enregistrés dans le téléphone ne laissaient guère de place au doute.

De plus, le jeune Nivellois n’a pas fait beaucoup de difficultés pour avouer qu’il avait vendu durant plusieurs mois, y compris à des mineurs d’âge qui n’avaient pas 16 ans. Il a expliqué en audition avoir une bonne vingtaine de clients récurrents, à qui il fixait des rendez-vous pratiquement quotidiens aux abords de la gare ou encore près de la place de Lalieux.

À le suivre, il n’avait pas le choix: il était sous pression pour rembourser une dette à un tiers et devait trouver de l’argent…

Le tribunal inflige au prévenu deux ans de prison assortis d’un sursis pour la moitié de cette peine, une amende de 8.000 euros dont 1600 euros ferme, et lui confisque aussi 7.500 euros.