En avril 2018, suite à une dispute de couple, une dame a déposé plainte à la police contre son compagnon. Elle a affirmé qu’il s’était montré violent et qu’elle avait peur de lui, le sachant capable de n’importe quoi.

Et d’illustrer en révélant à la police que dans la nuit du 3 au 4 février 2018, l’homme, qui gérait le restaurant le Chevlipont, à Court, avait volontairement bouté le feu aux câbles d’une rampe de spots au-dessus du comptoir, pour faire croire à un accident. Ce qui avait apparemment fonctionné: les pompiers n’ont pas pu déterminer si la cause du sinistre était accidentelle ou volontaire, et une déclaration avait été introduite auprès de la compagnie d’assurances pour rembourser les dégâts.

Il y a un mois, sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel, le quinquagénaire stéphanois devait donc s’expliquer sur des préventions d’incendie volontaire et de tentative d’escroquerie.

Au témoignage de sa compagne s’est ajouté, en cours d’enquête, celui d’un autre employé qui a expliqué que le suspect avait utilisé un chalumeau pour faire fondre les câbles.

Le prévenu a tout nié devant le tribunal, même si les policiers ont aussi trouvé des SMS compromettants et que le prévenu, qui a accepté de passer le test du polygraphe, ne s’en est pas sorti à son avantage.

Pour lui, il s’agissait d’un manipulation de son ex compagne, et son employé lui a confessé en pleurs qu’il avait témoigné contre lui parce qu’on lui avait mis la pression pour le faire. Du côté de la défense, on avait dès lors plaidé l’acquittement au bénéfice du doute, l’avocat du Stéphanois estimant que les éléments du dossier n’étaient pas très solides.

Ce n’est pas l’avis du tribunal: mercredi, le prévenu a écopé de deux ans d’emprisonnement assorti d’un sursis total. Sur le plan civil, il devra payer de lourds dédommagements.