Le jeune homme, qui a déjà plusieurs antécédents judiciaires, était poursuivi pour avoir vendu du cannabis en 2017 et en 2018 à Nivelles. Il comptait parmi ses clients réguliers plusieurs mineurs.

C'est lorsqu'il a été interpellé à Bruxelles après avoir braqué une école que Y.D. - qui a écopé de quatre ans de prison ferme pour ces faits - a été soupçonné de trafic de stupéfiants, grâce à des messages que les enquêteurs ont retrouvé dans son GSM. Entendu sur ces soupçons, il n'a pas contesté vendre du cannabis à une vingtaine de clients par jour. D'après lui, il y était obligé par un tiers, pour rembourser une dette après un accident de voiture.

Parmi ses clients figuraient plusieurs mineurs, dont certains avaient moins de seize ans. "ll a dit lui-même qu'il avait plein de clients mineurs et quand on lit son audition, on voit que cela ne lui pose aucun problème. S'il est aussi transparent lors de son interrogatoire, c'est parce qu'il n'en a rien à faire", s'était indignée la substitut à l'audience.

Le tribunal, dans son jugement, relève la particulière gravité des faits et le but de lucre poursuivi par le prévenu. Les deux ans d'emprisonnement infligés lundi au Nivellois sont assortis d'un sursis probatoire pour la moitié de la peine.

Pour en bénéficier, Y.D. devra notamment se prêter à un suivi psychiatrique régulier, et prouver qu'il recherche activement un travail ou une formation.