Le 9 février dernier, un homme armé d’un couteau de cuisine a fait irruption dans une pharmacie de Tubize, alors qu’une cliente et quatre employées se trouvaient dans l’officine. Il a réclamé l’argent qui se trouvait dans les caisses en brandissant sa lame mais le personnel lui a expliqué que ces caisses étaient automatiques, et qu’il était dès lors impossible de retirer de l’argent aussi facilement.

Le voleur n’a pas vraiment insisté, et est reparti bredouille. Sur place, il avait été reconnu par des témoins et la scène avait été filmée par des caméras de surveillance. Mohamed M. n’a pas fait de difficultés pour avouer les faits. Et sur le banc des prévenus du tribunal, il reconnaissait également, tout en expliquant qu’il était dans une situation particulière le jour des faits.

“Je venais d’être expulsé de chez moi, j’étais dans le désarroi, j’avais faim, j’avais froid et je n’avais plus d’argent”, a-t-il résumé. Des soucis qui ne sont pas vraiment arrivés seuls : le prévenu était accro à la cocaïne depuis quelques années.

Devant la justice, il a expliqué avoir tout perdu suite à cette addition : sa compagne, son logement, son travail… Détenu depuis son arrestation, il a été sevré par la force des choses mais se disait conscient d’avoir besoin d’un encadrement pour s’en sortir de manière définitive.

À l’audience, compte tenu du casier judiciaire du prévenu et de la gravité des faits, le ministère public avait requis une peine de deux ans de prison ferme. Le tribunal s’est montré un petit peu plus clément : il inflige deux ans de prison mais un sursis probatoire est accordé pour ce qui excède 15 mois.

Pour en bénéficier, le prévenu devra censurer toute consommation de stupéfiants et d’alcool, suivre une cure, se prêter à un suivi médicopsychologique et ne plus fréquenter le milieu des toxicomanes.