Brabant Wallon Christophe Dister est devenu le nouveau président de la zone de secours du Brabant wallon.

Effective depuis le 1 er avril 2015, la zone de secours unique du Brabant wallon a un nouveau président depuis quelques jours. Christophe Dister, maïeur de La Hulpe, a en effet été désigné pour présider le collège de zone, où il succède à la bourgmestre wavrienne Françoise Pigeolet.

Le 31 décembre, il a passé une partie de la journée à faire le tour des différentes casernes pour prendre des contacts, marquer son soutien au personnel de garde et faire des rencontres sur le terrain. L’occasion, confie-t-il, de voir que la réforme imposée par le fédéral est loin d’être parfaite.

Certaines options suscitent l’incompréhension, ou compliquent le travail. Comme cette nouvelle norme qui veut que six pompiers partent pour accompagner une autopompe alors qu’auparavant, ils devaient être quatre pour ce type de mission. Ajouter deux hommes pour chaque départ a un impact négatif sur les capacités en caserne. Et augmenter le nombre de membre du personnel est financièrement compliqué… "Actuellement, personnel administratif compris, la zone de secours compte environ 400 personnes, précise Christophe Dister. Nous n’avons pas à rougir au niveau du recrutement : on a augmenté les effectifs de 30 % depuis le lancement de la zone unique. Nous avons fait un effort de professionnalisation. La réflexion en cours concerne les casernes : a-t-on besoin de cinq casernes pour desservir les 27 communes, et comment optimaliser les infrastructures."

En faut-il plus, en faut-il moins ? Le nouveau président de la zone de secours ne s’avance pas. On sait qu’on a parlé aussi d’ajouter des postes avancés - celui de Tilly (Villers-la-Ville) sert en réalité pour les formations -, que la caserne de Tubize n’a pas été rachetée par la zone vu son état de vétusté, et l’arrivée de moyens héliportés est évoquée dans cette large réflexion, peut-être en collaboration avec d’autres zones. "Il y a évidemment des impacts budgétaires mais les priorités dans la réflexion, c’est la sécurité des citoyens et la meilleure efficacité possible des services qui sont rendus. Le coût entre en ligne de compte en second lieu : ça ne doit pas être le premier critère si on entreprend une réorganisation."

Au niveau des projets, en collaboration avec la Province, la zone de secours compte toujours concrétiser un centre de formation pour susciter les formations et organiser les recyclages dans les meilleures conditions.