Un hommage à l’ancien président des Castors lors des 25 ans du complexe sportif

ANNIVERSAIRE Le monde du sport était en fête, hier soir à Braine-l’Alleud : un village des clubs monté dans la salle, le retour de certains joueurs de l’équipe mythique des Castors, de grands matches du passé rediffusés sur écran géant… Il s’agissait de fêter, en grande pompe mais dans une ambiance sympa, les 25 ans du hall omnisports construit au stade Gaston Reiff. Un demi-siècle durant le hall a connu de jolis moments, et notamment la frénésie des supporters de basket, à la grande époque des Castors. Plus de 2.500 personnes s’engouffraient alors dans les installations le samedi, donnant d’ailleurs quelques sueurs froides aux responsables de la sécurité.

Il y a eu des grands soirs de victoire et d’euphorie, des moments de doute, des larmes versées par des dizaines de supporters lors de la finale perdue pour un point… Hier soir, c’est tout cela que les Brainois ont revécu pour quelques heures, dans une ambiance résolument années 80… y compris pour les tarifs des consommations. Certains anciens joueurs avaient fait le chemin à l’envers pour retrouver leur public, et des anciens sponsors étaient présents également. Et l’émotion est encore montée d’un cran lorsqu’une plaque a été dévoilée : il s’agit de donner un nom à la salle parquet du hall, celle où on brillé les basketteurs jadis et où à présent, les Castorettes ont pris le relais en se hissant en division I.

Dites désormais salle André Renault, du nom du président des Castors de 1980 à 1998. Une personnalité charismatique qui a entrainé toute une ville dans son sillage, pour pousser son équipe jusqu’au sommet. “C’était un passionné, excessif même dans tout ce qu’il entreprenait , sourient ses fils, Eric et Patrick. Quand un voisin l’a intéressé au basket, le club était en division VI. Il a accepté la présidence sans la dire à ma mère, qui n’était pas d’accord parce qu’elle connaissait sa personnalité… Quand le club perdait le samedi soir, on savait que le dimanche matin serait pénible ! Mais il rêvait de division I, et il y est arrivé en quelques années.”



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