Brabant wallon

Parmi ses 14 victimes figurent ses trois enfants.


Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a examiné jeudi un dossier à charge d'un quadragénaire de Chaumont-Gistoux, poursuivi pour 22 préventions à l'égard de 14 victimes. Il s'agit pour l'essentiel de faits de moeurs, et les trois enfants du prévenu figurent parmi les victimes. L'homme, qui devait s'expliquer sur des faits de viols sur mineur d'âge, d'attentats à la pudeur, d'incitation à la débauche ou encore de voyeurisme est globalement en aveu. Une peine de dix ans de prison suivis de dix ans de mise à disposition du tribunal d'application des peines a été requise contre lui. Ses filles ont révélé en 2018 les faits dont elles avaient été victimes après la séparation du prévenu et de sa compagne, à partir de 2015. Il est apparu par la suite que le fils du prévenu avait également été manipulé par celui-ci pour obtenir des fellations, des masturbations et d'autres actes à caractère sexuel dont certains ont été filmés. Une caméra avait aussi été installée dans la chambre du fils en question, pour capturer des moments de sa vie intime avec ses amis.

Le prévenu incitait son fils à entretenir des relations sexuelles et avait également créé deux faux profils Facebook d'adolescentes aguicheuses, pour inciter ses enfants ainsi que les amis de son fils à se confier, à échanger des photos déshabillées et à entretenir des relations sexuelles avec des tiers... dont le prévenu. L'homme a également emmené plusieurs amis de son fils voir des prostituées à Bruxelles ou à Charleroi. Il assistait à leurs ébats, y prenait part et payait.

Des perquisitions menées à son domicile ont permis de retrouver plusieurs milliers de fichiers pédo-pornographiques dont certains mettaient en scène le prévenu et son fils. L'homme est en aveu pour la plupart des préventions, affirme regretter les faits et vouloir se soigner au plus vite.

Le ministère public, lui, met en avant le caractère manipulateur de l'intéressé et parle d'un prédateur sexuel opportuniste, sans empathie et ne se remettant pas en question. Une peine de dix ans de prison ferme suivie de dix ans de mise à disposition du tribunal d'application des peines a été requise. Le jugement sera rendu le 27 juin.