Un comportement déviant dévoilé en février dernier a fait ressurgir deux faits plus anciens.

Choquée, en colère et en pleurs, une habitante de Nivelles a appelé la police, le 24 janvier 2019. Lorsque les agents sont arrivés sur place, elle hurlait sur son compagnon, lui reprochant d’avoir touché à sa fille âgée de huit ans.

L’homme n’a pas tardé à avouer. Difficile d’adopter une autre position, vu les photos et les vidéos retrouvées sur ses appareils électroniques. Il avait poussé la fillette à poser pour lui, parfois nue, parfois habillée en prenant des poses suggestives.

Il s’est aussi masturbé devant elle et la récit de la victime, réalisé de manière audiofilmée par la police, a conduit le parquet à retenir à charge du Nivellois non seulement des préventions d’attentat à la pudeur et de détention d’images pédopornographiques, mais aussi des viol sur une mineure âgée de moins de dix ans.

La révélation de cette affaire a provoqué beaucoup de remous dans l’entourage du suspect. Et deux majeures, qui étaient proches du couple que l’intéressé formait avec une ex-compagne dans les années 2000, ont décidé de parler à leur tour.

« Pour que cela n’arrive pas à d’autres », ont-elles expliqué avec beaucoup d’émotion et de dignité, jeudi devant le tribunal correctionnel. Alors qu’elles étaient âgée de 11 ou 12 ans, le prévenu s’en est également pris à elles, durant plusieurs années.

Sur le banc des prévenus, l’homme s’est dit conscient qu’il avait fait trois victimes, tout en niant les faits les plus graves - ceux qualifiés de viol - et en expliquant qu’il se faisait à présent soigner.

Le ministère public, évoquant la dangerosité du Nivellois pour les mineurs qu’a pointée un expert durant l’enquête, a requis dix ans de prison ferme suivie de cinq ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines.

Jugement le 14 novembre.