La Wallonie est une pépinière de talents. Incubé à Charleroi au sein de la coopérative d’activités Azimut, le projet Eat’s Local a bénéficié d’un coup de boost au démarrage avec le confinement.

Lancé par une bio-ingénieure de formation, le concept a en effet rencontré l’engouement de consommateurs en quête de circuits courts durant la première vague de contaminations au coronavirus. Il est le fruit des recherches et de la démarche de Delphine de Sauvage, qui a expliqué le montage de son projet à la ministre wallonne de l’Économie sociale, de la Formation et de l’Emploi Christie Morreale (PS) à la faveur d’une récente rencontre.

Quand d’autres refont le monde autour d’une table, la jeune femme a choisi en 2019 d’agir concrètement en faveur d’une agriculture durable et de la mise en place de circuits courts de distribution. Dans ce cadre, elle a développé un réseau de points de retrait et de livraison à domicile permettant l’acheminement de commandes issues de fermes et d’ateliers d’artisans. Le raisonnement derrière est simple comme une invitation : plutôt que d’acheter des produits qui ont parcouru des milliers de kilomètres, traversé des océans dans des cales de bateaux, redécouvrons le meilleur de nos terroirs. Dans ce cadre, Eat’s Local est allé à la recherche de producteurs pour jouer le rôle d’intermédiaire : la PME commande et réserve les quantités pour ses clients, stocke la marchandise et assure la logistique comme le ferait une centrale de distribution. Tout est certifié sain et d’origine locale.

Les livraisons s’effectuent dans une quinzaine de communes du sud de Bruxelles, en Brabant wallon et flamand, de Genappe à Overijse. Derrière ce service, il y a un patient travail de préparation et de collecte. Il y a aussi des passions enflammées pour tout ce qui se mange et se boit : limonades et bières bio, fruits et légumes du champ d’à côté, plats cuisinés, confiseries, miel, moutardes et vinaigres, pains, viandes, produits laitiers, préparations en conserve…