Michaël Dombret n’a pas obtenu l’acquittement

RAMILLIES Ce n’est pas un fait en rapport avec son activité politique qui a mené un échevin de Ramillies (Brabant wallon) sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel de Nivelles, mais bien de sa vie privée.

Michael Dombret a dû s’expliquer sur une prévention de harcèlement téléphonique au préjudice de son ex-compagne et des parents de celle-ci.

À l’audience, il plaidait l’acquittement, expliquant que, durant la première période de ce que les parties civiles qualifiaient de harcèlement, il ne faisait que téléphoner à son ancienne compagne pour prendre des nouvelles. Son couple, pour lui, n’était pas perdu.

Puis, la dame a changé de numéro de GSM. Il n’est plus parvenu à la contacter, et le père de l’échevin aurait reçu un coup de fil déplaisant de la part du père de son ex-compagne. Alors, à ce moment-là, Michael Dombret reconnaît avoir dérapé. Mais uniquement en réponse à des messages venant de l’autre partie, et qui ne figuraient pas au dossier.

L’avocate de l’échevin affirmait aussi que l’élément moral nécessaire pour que l’infraction soit établie, à savoir une véritable intention de harceler, n’était pas présent dans le chef de son client.

Des arguments que le tribunal, vendredi, n’a pas suivis. Le président Collard estime que la prévention est établie. Mais compte tenu des circonstances, Michaël Dombret obtient la suspension du prononcé. Il devra dédommager les victimes en leur versant à chacune 500 euros.



© La Dernière Heure 2010