Vingt mois de prison supplémentaires après une récidive.

En 2016, Joana M. n’est pas venue s’expliquer à Nivelles alors qu’elle était poursuivie pour l’exploitation d’une maison de débauche à Wavre. Et pour cause : elle avait choisi de rentrer au Portugal. Par défaut, elle avait écopé d’un an de prison et la justice lui avait confisqué 17 000 euros.

Quelques mois plus tard, les policiers ont vu que les activités reprenaient sur place. De nouvelles publicités étaient postées sur Internet pour trouver des clients, et de jeunes filles étaient à nouveau recrutées pour proposer leurs charmes. Une perquisition a confirmé la véritable nature des activités pratiquées dans l’établissement, qui se présentait comme un salon de massage.

Joana n’était pas là. C’est Florence C., une prostituée qui travaillait sur place depuis environ un an, qui semblait gérer la maison. Il est apparu qu’en réalité, elle avait droit à un supplément d’argent pour exécuter les ordres donnés depuis le Portugal par Joana. Celle-ci restait donc, à distance, la véritable patronne.

C’est à elle que 50 % des gains des filles étaient envoyés. L’argent était parfois aussi remis à son frère, qui passait régulièrement sur place pour s’assurer que les directives données par sa sœur étaient bien respectées.

Dans le jugement rendu mercredi, la justice octroie la suspension du prononcé à Florence C., et lui confisque une somme de 2 500 euros.

Par contre, Joana M. écope de vingt mois supplémentaire à la peine déjà infligée en 2016. Le tribunal lui confisque 50 000 euros, et la prive pour cinq ans de ses droits civils et politiques.