Jordan Godfriaux aimerait qu’Eneco et le propriétaire discutent ensemble pour trouver un terrain d’entente.

Il y a quelques semaines, Geneviève Buis, une habitante de Perwez, lançait une pétition. La raison ? "Nous avons eu la chance de pouvoir investir nos économies dans une maison incendiée et sa grange au milieu des campagnes de Perwez, notre commune natale, explique-t-elle. Étant très manuels, nous voulons la reconstruire à l’identique afin de lui redonner vie mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons appris qu’Eneco avait décidé d’y implanter une nouvelle éolienne à 75 mètres de notre grange. Et que le bourgmestre, Jordan Godfriaux, nous annonçait qu’il n’avait pas l’intention d’accepter notre permis."

Pour cette famille, ce fut un coup dur et une perte sèche de 700 euros par mois pour une maison avec laquelle ils ne peuvent rien faire. Directement visé par cette pétition, Jordan Godfriaux, le bourgmestre perwézien, a tenu à préciser certains éléments, notamment le fait que ce n’est pas lui qui a refusé l’octroi du permis. "Je voudrais que l’on sache clairement que l’avis de la Fonctionnaire déléguée était négatif, et ce, pour trois raisons : la demande est située en zone agricole au plan de secteur, la cohabitation entre la gestion des eaux usées et l’alimentation en eau potable engendre des risques sanitaires et le site est une zone d’accueil éolien depuis 2005. Nous ne pouvions donc que refuser le permis puisque l’avis était contraignant."

Mais ce n’est pas pour autant qu’il est resté les bras croisés à ne rien faire. Cette semaine, Jordan Godfriaux s’est démené pour trouver une solution qui arrangerait (peut-être) les deux parties (Eneco et la propriétaire du bien). "Je comprends tout à fait l’émoi que peut représenter cette situation pour les nouveaux propriétaires et nous devons maintenant trouver des solutions. C’est la raison pour laquelle j’ai convoqué la direction d’Eneco et j’ai officiellement demandé au promoteur éolien de reprendre les discussions pour que les propriétaires ne subissent aucune perte financière."

Sera-ce suffisant ? Le maïeur, lui, ne peut en tout cas plus rien faire. C’est à présent au propriétaire et à Eneco de trouver un terrain d’entente. "J’ai demandé à Eneco qu’ils reviennent vers moi au plus tard le 16 mars pour faire le point sur les discussions", conclut Jordan Godfriaux.