Lors du dernier conseil de police de la zone de police Nivelles-Genappe, Olivier Mainfroid a interrogé le commissaire divisionnaire Pascal Neyman à propos de l’utilisation des trottinettes. On sait que ce moyen de déplacement, devenu la plupart du temps électrique, fait de plus en plus d’adeptes mais tant ceux qui optent pour cette solution que ceux qui y sont confrontés sur la route voire sur les trottoirs ignorent souvent les règles à respecter.

Dans sa réponse, le chef de zone a indiqué que la trottinette, aux yeux du code, n’était pas un vélo mais un « engin de déplacement ». Lorsqu’on roule au guidon d’une trottinette à la vitesse de la marche normale, soit jusqu’à 6 km/h, on peut le faire sur les trottoirs. En revanche, à 7 km/h et au-delà, il faut emprunter la voirie.

Et donc disposer certains équipements comme un feu blanc à l’avant et rouge à l’arrière afin de se signaler aux autres usagers en cas de mauvaise visibilité. La trottinette devra également être pourvue d’un avertisseur sonore, par exemple une sonnette de vélo.

Une question du conseiller genappien portait aussi sur le port du gilet fluorescent ou du casque. Là, c’est sans doute recommandé pour des raisons évidentes de sécurité mais en l’état actuel de la législation, ce n’est pas obligatoire. On l’aura compris, ce n’est sans doute pas une raison pour se passer de casque, compte tenu des conséquences possibles d’une mauvaise chute sans équipement de protection…

Bon à savoir également, le stationnement des trottinettes est soumis à une règle générale exigeant de laisser au moins 1,5 mètres pour les autres usagers sur les trottoirs. Et si les trottinettes électriques ne sont pas interdites sur le Ravel, elle ne peuvent pas y dépasser les 25 km/h.