C’est le bourgmestre Pierre Huart lui-même, dimanche en faisant son jogging dans la campagne aclote, qui a repéré un dépôt clandestin constitué de plusieurs sacs laissés dans un talus, du côté du chemin de Grambais. Il n’y avait pas une quantité extraordinaire, mais le maïeur aclot sait par expérience que les déchets, s’ils ne sont pas enlevés, en appellent malheureusement d’autres. Il a donc signalé ces déchets via l’application Better Street pour que les services communaux se chargent de les évacuer.

Ce qui a été fait lundi matin. Sauf qu’une fois sur place, les ouvriers de la Ville se sont aperçus du caractère particulier du contenu des cinq sacs abandonnés. Une fois de plus, puisque de tels faits se répètent en terre aclote depuis deux ou trois ans, il s’agissait visiblement des restes d’une plantation de cannabis.

En effet, lorsque les récoltes sont réalisées, les "planteurs" se débarrassent des restes le plus discrètement possible. Évidemment, ils ne prennent pas le risque de fréquenter les parcs à conteneurs… Les environs du vieux chemin de Braine-le-Comte, à deux pas des grands axes et des limites du territoire communal, constituent un lieu relativement habituel pour ce genre de dépôt.

La police a été avertie et le Service local de recherche mène l’enquête, tentant notamment de lier ce nouveau dépôt à ceux qui ont déjà été découverts précédemment. Ce qui ne sera guère évident, vu l’absence de traces permettant de remonter jusqu’aux auteurs.