Ce week-end, la présidente du CPAS de Nivelles, Colette Delmotte, a annoncé que neuf résidents de Nos Tayons, la maison de repos de 120 lits gérée par l’institution, étaient décédés en quelques jours suite à la recrudescence de covid dans le home. On a appris ce mercredi que deux personnes âgées supplémentaires étaient décédée, dont la doyenne de Nos Tayons, qui était centenaire.

Au parlement wallon, mercredi après-midi, le député Dimitri Legasse a interpellé la ministre Christie Morreale à propos de la situation particulière dans la maison de repos nivelloise, et lui a demandé si elle avait des informations particulières en sachant que plus de 95% des résidents ont été vaccinés en janvier.

La ministre wallonne de la santé a précisé dans sa réponse que la situation aux Tayons n’était pas du tout assimilable à celle que connaissent les 600 autres maisons de repos en Wallonie, où la vaccination a fait s’effondrer le taux de décès et d’hospitalisation.

On sait qu’à Nivelles, le cluster qui s’est agrandi au fil des jours malgré les précautions prises dans l’institution vient de deux contaminations différentes: on a en effet détecté chez les résidents le variant indien, tandis que c’est plutôt le variant anglais qui touche le personnel soignant.

Vu le caractère atypique de ce qui se passe aux Tayons, la ministre a demandé à Sciensano et à l’Aviq un suivi spécifique et plus poussé, avec notamment des analyses sérologiques qui permettront de vérifier s’il n’y a pas eu un souci au niveau de la vaccination. Par exemple si les conditions de conservation des doses ont été respectées. "Toutes les pistes sont envisagées", a affirmé Christie Morreale en garantissant que le dossier était suivi avec attention.