Brabant wallon Une marche funèbre a été organisée par les étudiants néolouvanistes.

" Nous ne craignons pas ceux qui dans la nuit nous guettent ! " Voilà quelques paroles du chant des Wallons entonné à plusieurs qui résument bien l’atmosphère de cette journée au goût si particulier pour les étudiants.

Ce mercredi, sur le coup de 13h, Louvain-la-Neuve aurait dû être envahie par des dizaines vélos pour son 40e anniversaire. Or voilà, la menace terroriste est passée par là et son niveau a été revu à la hausse. Les organisateurs, le Cercle sportif étudiant (CSE) ont été contraints par le bourgmestre d’annuler l’événement vu le coût exorbitant (100.000 euros) imposé pour les mesures de sécurité.

Dans ce contexte, les étudiants ont tout de même voulu marquer le coup. Sur la place Galilée, les représentants des collectifs estudiantins comme la Fédération des étudiants, les cercles facultaires, les kots-à-projet, les régionales et l’Assemblée générale des étudiants se sont donné rendez-vous pour un premier rassemblement. Après quelques chants "folkloriques", les étudiants ont entamé un cortège funéraire, sous la musique de la Marche funèbre de Chopin, dans la rue des Wallons.

Une petite procession a été organisée pour y déposer une gerbe de fleurs symbolique. Les associations d’étudiants ont profité de l’occasion pour interpeller le bourgmestre en l’invitant à réfléchir à l’organisation de la prochaine édition en 2017. Dans une lettre ouverte, les étudiants regrettent à nouveau que leurs voix sont difficilement audibles auprès des autorités communales. Ils écrivent : "Nous constituons pourtant une partie importante des habitants et des usagers de la ville. Nous avons l’impression, depuis quelques années, d’établir une relation de collaboration à sens unique avec la Ville et cela nous inquiète. Quelle place seriez-vous prêts à réserver aux étudiants au sein de la démocratie communale ? Comment pouvez-vous garantir que d’autres événements ne soient pas annulés pour les mêmes raisons ?"

L’occasion de remettre sur la table la création d’un poste d’échevin aux affaires étudiantes, véritable boite de Pandore du collège communal. Un projet refusé par le bourgmestre ! Le reste de la journée s’est déroulé dans le calme. Les quelques rayons de soleil ont poussé certains étudiants vers les terrasses. D’autres quittent les auditoires ou les bibliothèques. Quelques-uns s’apprêtent à faire la fête dans les cercles de la ville. Une journée presque banale, dans la cité universitaire.