Lors du premier confinement, les verbalisations étaient nombreuses en Brabant wallon, comme ailleurs. Comme il s’agissait d’un confinement strict, tout déplacement était interdit et les policiers pouvaient verbaliser assez facilement les automobilistes. De mi-mars à fin mai, les policiers brabançons avaient dressé un peu plus de 3 800 procès-verbaux liés au non-respect des règles de confinement.

Pour ce reconfinement, les règles ont un peu changé : les déplacements sont désormais autorisés quand ils sont jugés essentiels, on ne verbalise donc plus tout véhicule qui se déplace sur la voie publique. Les policiers sont toujours attentifs au respect de la fermeture des commerces et l’interdiction de rassemblement mais ils veillent aussi désormais au respect du couvre-feu et du port du masque.

À ce jour, quelque 4 350 procès-verbaux sont arrivés au parquet brabançon. Ce qui revient à une moyenne de trente à quarante P.-V. dressés quotidiennement dans la province depuis le reconfinement. "On a une verbalisation bien moins importante que lors de la première vague", confirme le procureur du Roi, Marc Rézette.

Si les infractions étaient traitées par les communes lors du 1er confinement, elles sont, depuis le 1er juillet, directement envoyées au parquet. Lorsqu’ils sont verbalisés, les contrevenants sont invités à payer une amende fixée à 250 euros (750 euros pour les commerçants). Ceux qui refusent de la payer ou récidivent s’exposent alors à une citation devant le tribunal de police. Les sanctions prévues sont des amendes allant de 208 à 4 000 euros et une peine d’emprisonnement de huit jours à trois mois.