Brabant wallon La locale défend le principe de l’éolien mais n’acceptera pas tout

Voici un bon bout de temps que la commune de Chaumont-Gistoux est visée par un projet éolien émanant de Engie et HesbEnergie. Plusieurs fois revu, c’est désormais question de 10 éoliennes du côté de Corroy, à proximité de l’E411 (Lire DH de mardi).

Alors que le groupe Arc avec qui les verts partagent la majorité politique vient de dévoiler qu’il s’opposait au projet tel que présenté, Ecolo Chaumont-Gistoux, quant à lui, défend le principe de l’éolien et dit oui. Avec, toutefois, une série de conditions.

Luc Mertens , échevin, précise les motivations des Verts : "Nous avons donc remis notre avis et si nous sommes favorables sur le principe, il y a des choses sur lesquelles nous souhaitons être insistants. Tout d’abord le fait que nous souhaitons un comité de suivi. Ensuite, il y a une voire deux éoliennes sur les dix que comporte encore le projet, qui doivent être supprimées ou éloignées. Nous estimons également qu’un mur anti-buit s’impose !"

Luc Mertens évoque également l’effet stroboscopique qui doit être limité à maximum 8 heures par an, par la mise en place d’un shadow module (bridage durant la nuit afin de respecter les normes acoustiques et contrôle par organisme compétent).

D’autres points sont également relevés par Ecolo Chaumont-Gistoux. Dans ceux-ci, on retrouve la hauteur maximale des mâts à 122 m, mais aussi, de manière à réduire les nuisances visuelles paysagères, l’imposition d’un programme de plantations d’arbres à haute tige face aux endroits les plus impactés. Il est en outre question d’exiger que les taxes sur les éoliennes soient utilisées en priorité (ou exclusivement) au développement d’autres sources d’énergies renouvelables dans la commune.

Il n'y a plus de conflit d'intérêt !

Ces derniers jours, les oreilles de l’échevin Ecolo Luc Mertens ont sifflé. L’homme est en effet mis en cause dans un conflit d’intérêt concernant le dossier du parc éolien à Corroy. Dans les statuts que l’on peut consulter au Moniteur belge, on retrouve son nom au sein de l’asbl HesbEnergie qui est un des deux demandeurs. Il n’en fallait pas plus pour que des opposants au projet soulignent la situation conflictuelle. "Je ne suis plus du tout concerné par HesbEnergie, indique l’échevin. J’ai été placé d’office dans l’asbl car j’étais fondateur d’Atout vents. Voici deux ans, j’ai revendu mes parts à mon épouse et récemment, on a préféré vendre toutes les parts pour éviter tout malentendu. Et je précise n’avoir aucune place au sein du conseil d’administration !"