Brabant wallon La moitié de la salle a quitté la réunion d’information mercredi soir à Baulers

Alors qu’un projet de parc éolien imaginé par Ventis en est au stade de la finalisation du côté de Nivelles Sud, un autre promoteur s’intéresse aux vents qui soufflent aux alentours de Nivelles. En juin dernier, WindVision (Heverlée) avait organisé une réunion à Nivelles et à Genappe pour exposer son intention de faire sortir de terre six éoliennes à la limite des deux communes. Trois machines sur chaque commune, en réalité.

Mais l’accueil tant de la population que des collèges communaux avait été très réservé. Et les réunions, vu le peu de renseignements communiqués par le promoteur flamand, ne s’étaient pas très bien passées.

WindVision en a organisé une deuxième, mercredi soir à Baulers. Et la même est programmée à Loupoigne à la mi-février. Mais là encore, les choses n’ont pas tourné comme le souhaitait l’organisateur. Alors que l’invitation était ambiguë et laissait supposer que des infos seraient données sur le projet en cours, il est apparu clairement que ce ne serait pas le cas après 40 minutes de généralités sur les énergies fossiles, l’importance de l’énergie éolienne, les possibilités de participation citoyenne…

Plusieurs invités ont demandé du concret sur les six éoliennes en projet, et il leur a été répondu que ce n’était pas le sujet du jour. Joël Fery, de l’asbl baulersoise Du côté des Champs, a alors protesté en initiant le mouvement : il s’est levé et est parti, suivi par la moitié de la salle. "Il y a toujours un manque total de transparence, nous n’avons aucune réponse à nos questions sur le projet de WindVision, confirmait-il hier matin. Une de nos craintes, c’est qu’ils veuillent juste monter un projet pour le revendre. Ce ne serait pas une première…"

Pascal Rigot, l’échevin nivellois du développement durable, explique qu’il était présent pour écouter. "La participation citoyenne, ce n’est pas seulement l’argent qui peut être mis dans le projet, rappelle-t-il. C’est aussi écouter et tenir compte de l’avis des gens. À ce niveau, c’est très mal parti, et je l’ai dit au promoteur…" V. F.