Elles veulent atteindre les 2000 blouses cousues d'ici dix jours.

Tout a débuté jeudi dernier dans les locaux du service de stérilisation de la clinique Saint-Pierre. L'infirmière cheffe du service et une auxiliaire se sont essayées à la couture de blouses de protection, qui manquent cruellement au personnel soignant en contact avec les cas de coronavirus. Face à la pénurie qui touche la clinique, et bien d'autres hôpitaux, elles ont décidé de voir plus grand. C'est ainsi qu'elles ont lancé un appel sur les réseaux sociaux pour tenter de créer une équipe de bénévoles qui coudraient plusieurs centaines de blouses à usage unique.

Et il n'a pas fallu longtemps pour que les candidates se manifestent. Lundi, les deux équipes étaient déjà formées, chacune composée de dix couturières et d'auxiliaires, qui se relaient le matin et l'après-midi. Mardi, on assistait déjà à une véritable ruche. "On aimerait arriver à un total de 2000 blouses pendant deux semaines, précise Marie-Hélène Lejaer, coordinatrice du projet. On espère que les réseaux habituels de livraison de blouses vont se débloquer d'ici là."

Confectionnées à partir des papiers d'emballage de matériel opératoire, les blouses sont prédécoupées par les auxiliaires de stérilisation et sont ensuite envoyées aux couturières dans le nouveau bâtiment administratif, isolé de la clinique.

© Geerts

Si elle a l'habitude de coudre, notamment des costumes pour des spectacles de sa chorale, c'est la première fois que Christiane confectionnait des blouses de protection. "C'est un modèle assez simple, pas très compliqué donc on s'en sort. Le début a été un peu difficile mais maintenant on est rôdé", sourit la bénévole.

Pour elle, c'était important de pouvoir aider le personnel soignant à sa manière. "Ils sont en première ligne et c'est une manière de contribuer à l'effort de tout le monde.