La "saga" de la fermeture de la rue Saint Véron entre Tubize, Hal et Braine-le-Château continue et prend à présent une tournure judiciaire. Lors du dernier conseil communal à Tubize, l’assemblée a voté, à l’unanimité, le fait de porter le dossier au Conseil d’État.

Une décision forte qui n’inquiète pas outre mesure Alain Fauconnier, le maïeur de Braine-le-Château, qui, avec son collège, a pris la décision de fermer la rue Saint-Véron à la circulation. "On parle ici d’une rue pas plus grande qu’une table de salon où l’on compte plus de 1 000 véhicules par jour avec certains automobilistes qui roulent à 70 km/h au lieu des 30 autorisés", explique-t-il.

Le fait que la Ville de Tubize aille au Conseil d’État contre cette décision ne fait pas changer d’avis le bourgmestre castelbrainois. "Nous sommes droit dans nos bottes tant dans le timing que dans les mesures qui ont été prises en concertation avec la police, les pompiers et la Région wallonne. Nous sommes sereins et s’ils vont au Conseil d’État et mettent leurs avocats sur ce dossier, nous ferons de même."

De quoi entacher l’entente entre les deux entités brabançonnes wallonnes ? Certainement pas. "Nous sommes capables de faire la part des choses et nous nous battons tous aujourd’hui contre quelque chose de bien plus important que la fermeture d’une rue, continue Alain Fauconnier, faisant ici référence à la crise sanitaire qui sévit dans le monde. Dans le cas de la rue Saint-Véron, j’ai l’impression que c’est plus du pinaillage politique au sein de Tubize qu’autre chose. Je pense qu’il y a un groupe de l’opposition qui tente de mettre la pression sur Michel Januth afin qu’il fasse en sorte de rouvrir la rue", conclut le maïeur castelbrainois.