"Notre objectif principal, c'est toujours le maintien d'au moins une partie de l'activité à Nivelles. Nous demandons également des propositions de mobilité acceptables pour les travailleurs concernés", a-t-il ajouté.

Fin septembre, la direction du groupe Kuehne+Nagel, maison-mère de Logistics Nivelles, avait fait part de son intention de fermer son site brabançon à l'automne 2022, entraînant le licenciement collectif de 549 travailleurs. Dans la foulée, le gouvernement wallon avait appelé le groupe à "reconsidérer" sa décision. Il a ensuite rencontré les différents acteurs du dossier et a proposé de jouer les médiateurs entre direction et syndicats.

"Le secteur de la logistique se développe partout en Wallonie, y compris dans le secteur de la grande distribution. Pourquoi ce ne serait pas possible à Nivelles? Nous attendons également de Carrefour qu'il donne un signal clair", a poursuivi Willy Borsus.

Ce dernier est par ailleurs revenu sur le rôle des syndicats. "Je maintiens qu'une forme de radicalisation dans les rangs syndicaux a conduit à une détérioration du dialogue social", a-t-il répété. Une affirmation contestée entre autres par les députés Dimitri Legasse (PS) et Germain Mugemangango (PTB) selon qui c'est avant tout le "radicalisme patronal" qu'il conviendrait de pointer.