Ce lundi, la SNCB annonçait sa décision de supprimer plusieurs guichets dans les gares belges. En Brabant wallon, quatre communes sont concernées : Waterloo, La Hulpe, Wavre et Rixensart. Une décision qui fait l’unanimité… contre elle et les bourgmestres des différentes entités ont tenu à le faire savoir. "Je regrette ces décisions. C’est d’autant plus absurde qu’à Waterloo, une nouvelle gare avec un guichet est entrée en fonction il y a quelques mois. Celui-ci va maintenant être supprimé. C’est une décision totalement incompréhensible", déplore Florence Reuter, la bourgmestre de Waterloo. "Cette décision est prise sans concertation avec les communes concernées", complète Françoise Pigeolet, la bourgmestre de la cité du Maca.

Pour les Réformateurs, le risque de créer une fracture sociale est bien réel suite à cette décision qu’il faudrait revoir d’après les Libéraux. "C’est bien simple : la fracture va encore s’amplifier pour les publics plus âgés et ceux qui n’ont pas accès au digital. Après les distributeurs bancaires, on pouvait s’attendre à autre chose de la part d’une société publique", peste Christophe Dister, le bourgmestre de La Hulpe.

De son côté, Patricia Lebon (bourgmestre de Rixensart) plaide pour une période de transition. "Il faut que cette décision puisse être revue avec au moins une période de transition plus importante et basée sur une étude approfondie, pas sur une idée dogmatique."

Quant au président de la fédération MR du Brabant wallon, Jean-Paul Wahl, il pointe un manque de concertation qui aurait permis d’éviter une telle situation. "Il y a là un manque de concertation de la part de la SNCB qui est difficile à comprendre d’autant plus que le gouvernement fédéral veut continuer à dynamiser l’offre ferroviaire. Ce n’est pas en supprimant des services que la SNCB se rendra attractive pour les navetteurs", conclut-il.