Il y a quelques semaines, dans le cadre d’une opération pilote, la Ville de Bruxelles décidait de fermer le bois de la Cambre à la circulation. Rapidement, cette décision a fait beaucoup de remous, notamment en Brabant wallon, les navetteurs de la Jeune Province étant bloqués par cette décision. "Pour les navetteurs de Braine-l’Alleud, Genappe ou encore Loupoigne, il est désormais impossible d’entrer dans Bruxelles comme ils le faisaient par le passé", déplore le député André Antoine.

Face à cette situation compliquée, la Ville d’Uccle a d’ailleurs décidé d’intenter une action en justice contre cette décision. "Uccle a saisi la Ville de Bruxelles en justice sur trois points légitimes. Le premier, c’est la désignation d’un expert pour objectiver les impacts de cette décision sur les différents acteurs. Le second, c’est de fixer des critères objectifs pour définir si ce test est positif ou non après deux mois. Enfin, elle demande la réouverture de la boucle Sud du bois de la Cambre. Uccle agit avec sagesse et je voulais savoir s’il n’était pas possible de vous joindre à cette action en justice dans l’intérêt évident des navetteurs."

Une demande entendue par le ministre Henry… mais balayée tout aussi vite. "Les enjeux pour Uccle sont probablement fort différents de ceux des navetteurs du Brabant wallon puisque la fermeture du bois de la Cambre risque de reporter le trafic sur les voiries d’Uccle."

Quant à une éventuelle action en justice, le ministre Ecolo est clair : "Je n’envisage pas de mener une action similaire à celle initiée par la commune d’Uccle. Laissons une chance à ce test qui fait l’objet d’évaluations comme je l’indiquais il y a deux semaines."

Les navetteurs brabançons wallons devront donc encore s’armer de patience le temps du test… ou plus si affinités !