Le dossier était au point mort depuis plus d’un an mais la seconde phase du vaste projet immobilier Henricot II, sur le site des anciennes usines Henricot à Court-Saint-Étienne, va pouvoir démarrer. Cette phase avait fait l’objet d’un second recours par le groupe d’opposition Oxygène, mais l’autorité de tutelle l’a rejeté. Les feux sont donc au vert pour poursuivre la procédure devant mener à la construction de 215 logements sur des anciennes friches industrielles situées à l’avenue des Métallurgistes, dans le prolongement de Court Village.

Pour rappel, le groupe Oxygène avait introduit un premier recours il y a un an suite à l’approbation, par le conseil communal, de l’acquisition de ces terrains par la commune de Court-Saint-Étienne. Celle-ci se proposait d’acheter les terrains pour un montant de 2,235 millions d’euros, avec un subside wallon de 1,3 million, pour les revendre ensuite au promoteur Equilis. La tutelle avait alors cassé la décision en mars 2020, estimant que les coûts de dépollution devaient être intégrés dans l’estimation des parcelles.

Ce qui fut fait par le promoteur et sa deuxième offre a ainsi été validée par le conseil communal fin août. Le deuxième recours d’Oxygène qui pointait encore la surévaluation du prix d’achat, a été rejeté par l’autorité de tutelle cette semaine. Celle-ci avance que "les compromis de vente sont signés et lient les parties" et conclut qu’il n’y a pas lieu de casser la délibération.

Le groupe d’opposition déplore que le ministre Collignon "ne se prononce sur quasiment aucune des multiples objections précises du groupe Oxygène, mais puisque c’est déjà signé, il accepte que le projet continue".

La Liste du Mayeur, elle, se réjouit de cette décision. "La réhabilitation du site Henricot II est une réussite et la majorité est déterminée à garantir aux Stéphanois la poursuite du développement du site dans l’esprit de ville à la campagne."