Brahim est toujours interné à l’aile médicale de la prison de Saint-Gilles.

Le vendredi 20 décembre dernier, les policiers ont été appelés à intervenir vers 16 h 15 dans le quartier du chemin de Hoeilaart, où un homme né en 1967, prénommé Brahim, avait endommagé des véhicules et lancé des cailloux sur des habitations. Il avait également porté des coups à une riveraine née en 1945, laquelle avait été blessée.

L’auteur des dégradations et de l’agression s’était ensuite retranché dans la maison qu’il occupait sans être inscrit au registre communal. Les deux policiers présents ont alors fait appel au renfort de deux collègues, avec lesquels ils ont entrepris une fouille de l’immeuble. Lorsqu’ils ont ouvert la porte d’une pièce située à l’étage, les inspecteurs se sont trouvés face au suspect assis sur un lit, armé d’un fer de hache dans une main et d’un outil de jardin dans l’autre.

Lorsque l’homme, menaçant, s’est avancé vers eux, deux policiers ont ouvert le feu. Le forcené a été touché à trois reprises. Il a été atteint par une balle dans le ventre et deux tirs au niveau d’un bras. L’un des agents a également été blessé, accidentellement et par ricochet, à la jambe. L’agent blessé a été transporté à l’hôpital, où il a été opéré avec succès.

Les unités spéciales de la police fédérale ont été appelées à la rescousse et ont réussi à neutraliser le suspect, au terme d’une longue négociation. Plutôt étonnant lorsque l’on sait que celui-ci a été touché par trois balles.

Privé de liberté, Brahim a été transporté à l’hôpital. Le magistrat instructeur l’a placé sous mandat d’arrêt des chefs de tentative de meurtre, coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité ainsi qu’infractions à la loi sur les armes. L’inculpé a été écroué à la prison de Saint-Gilles, qui dispose d’une aile médicale. Il a comparu depuis lors devant la chambre du conseil, qui a décidé de prolonger son maintien en détention d’un mois.

Brahim priait au moment d’être arrêté

D’après des témoins sur place, le forcené aurait crié "Allahu akbar" durant l’assaut des policiers. Contacté, le parquet du Brabant wallon confirme que l’individu est croyant et qu’il priait au moment de son arrestation. " Il y a une grosse problématique psychiatrique chez lui, affirme Marc Rézette, le procureur du Roi brabançon. Il tient des propos délirants, d’ordre religieux, mais pas liés à du radicalisme et encore moins à du radicalisme islamique. Il en réfère à toutes les religions monothéistes et en appelle à Dieu de manière multiconfessionnelle. Un psychiatre l’a rencontré. Il a un peu prié lors de son interpellation et de son audition, c’était peut-être lié au stress ."