Lors du dernier conseil communal villersois, les élus ont voté sur la désignation au sein de l’administration d’un responsable du traitement des données. Sujet sensible puisqu’à la suite des dernières élections, l’ancien chef de file de l’opposition - qui ne siège plus aujourd’hui - a été condamné à une amende pour n’avoir pas respecté les dispositions du Règlement général sur la protection des données.

De manière surprenante, Jean-Pierre Brichart (Ensemble pour Villers) est intervenu sur le sujet en estimant qu’il n’était pas trop tôt que cette matière soit mieux gérée, estimant que la condamnation était injuste. "Et ça nous a coûté cher !" a-t-il affirmé.

Une perche tendue au bourgmestre Burton, qui a rappelé que la décision avait été rendue par une instance indépendante et que suite à la condamnation, il avait envoyé en juin dernier un courrier aux membres d’Ensemble pour Villers.

La loi imposant à la commune de prendre toutes les mesures utiles pour éviter les fuites de données, la lettre avait pour objectif de savoir comment un fichier d’adresses du personnel communal était sorti de l’administration durant la campagne électorale. Certains élus de la minorité étant forcément au courant, il leur était demandé de jouer carte sur table pour que cela n’arrive plus.

" Je n’ai toujours pas de réponse, confirmait lundi Emmanuel Burton. L’opposition nous donne des leçons de transparence en permanence. C’est bien, mais ce serait mieux qu’elle les applique à elle-même ! "