Brabant wallon La commune affirme avoir réagi, et attend un rapport de la Région wallonne.


Lors du conseil communal de cette semaine à Genappe, le groupe Ecolo a interpellé le collège sur ce qu’il a appelé une "deuxième pollution" sur le futur site de l’école Nespa. On sait en effet que le site en question a déjà dû faire l’objet d’un traitement spécial après que de l’amiante a été trouvé dans le bâtiment de l’ancienne maison du directeur, parcelle pressentie pour accueillir les installations provisoires de la nouvelle école secondaire à pédagogie active (Nespa).

Et, cette fois, ce sont des remblais, qu’Ecolo qualifie de suspects qui sont dénoncés. Ces remblais ont été placés volontairement par l’entrepreneur pour rehausser le niveau du terrain. Il s’agit de déchets de construction mais, alerté par un riverain, Ecolo a fait sa petite enquête.

Une première réponse de la Ville, après une première interpellation, évoque des déchets inertes concassés provenant de démolitions et d’opérations de tirage mécanique. Il semble dès lors normal d’y retrouver des débris de bois et des résidus de géotextile, qui seront enlevés par la suite. "Nous avons constaté sur place bien d’autres types de déchets non mentionnés dans la réponse de la Ville, a précisé Ecolo. Ainsi, qu’en est-il des bouts de membranes, câbles, plastiques, aérosols, canettes et autres métaux découvert au-dessus des tas de concassés et de terre ? Que ce serait-il réellement passé avec tous ces déchets si nous n’étions pas intervenus ? Il s’agit pour nous d’un flou artistique, d’un laisser-aller inacceptable. En effet, si la Sarsi a donné son accord, est-ce qu’elle a fait les contrôles et les vérifications nécessaires ?"

En réalité, les verts pointent du doigt non seulement la Sarsi, mais aussi le collège communal, parlant d’amateurisme alors que le site de l’ancienne sucrerie doit accueillir une école et qu’il est un site majeur pour l’avenir de Genappe. Le bourgmestre, Gérard Couronné, a répondu que le site appartenait à la Sarsi, qui est également le maître de l’ouvrage et doit surveiller les travaux. Dès l’alerte donnée, la Ville a cependant réagi en interrogeant la Sarsi.

Et l’entrepreneur a justifié l’origine des déchets, attestation à l’appui. "Et nous avons demandé que les services de la Région wallonne procèdent à une vérification, a complété le maïeur. On attend les résultats."