Bien qu’ayant un passé pour le moins tumultueux, un Nivellois d’origine était désormais plus connu en terre aclote pour les (très) bonnes frites qu’il vendait dans son commerce que pour ses antécédents judiciaires. Mais un courrier anonyme parvenu à la police en novembre 2017 a poussé les policiers à s’intéresser à des activités moins déclarées…

D’après la lettre, l’homme et son fils participaient à un trafic de stupéfiants en association avec Geoffrey M., figure bien connue des autorités judiciaires et de la police de Nivelles. Des observations ont été mises en place et ont confirmé la situation. Mais les dealers, qui cultivaient aussi quelques plants de cannabis, étaient très prudents.

Ils ne gardaient pas la marchandise chez eux mais la confiaient à des tiers, utilisaient des codes et l’un des principaux prévenus communiquait avec ses clients via la messagerie cryptée Telegram.

Devant le tribunal, ils ont affirmé vendre chacun de leur côté, sans être associés, mais n’ont pas convaincu. Le tribunal inflige une peine de 30 mois d’emprisonnement ferme et une amende de 8 000 euros au frituriste, vu ses antécédents judiciaires.

Son fils écope des mêmes peines, mais qui sont assorties d’un sursis pour la moitié à la fois pour l’emprisonnement et l’amende. Geoffrey, lui, est condamné à 40 mois d’emprisonnement et de 8 000 euros d’amende, avec un sursis probatoire pour la moitié de ces peines également. Il se voit confisquer plus de 20 000 euros.