Brabant Wallon Vingt mois de prison pour avoir réclamé 2 500 euros et dégradé une voiture.

Le 17 août 2016, un jeune homme originaire de Wavre, né en 1989, s’est présenté dans une maison de Grez-Doiceau et a expliqué au père de famille qui lui a ouvert la porte qu’il connaissait bien son fils. Le fils en question était hospitalisé.

Et d’après celui qui a sonné chez ses parents, il était responsable d’un incendie dans un appartement de Wavre. En tout cas, il s’en était vanté publiquement. Alors Melvyn, qui a déjà de sérieux antécédents judiciaires, a expliqué au père du jeune homme qu’il venait lui réclamer 2 500 euros.

Ou alors, faute d’argent , il s’attribuerait la VW Golf garée dans une allée de la propriété et non visible depuis la voie publique. Le Grézien a refusé de céder à ce chantage, et Melvyn est parti. Pas très loin. Avec deux autres personnes qui n’ont pas été identifiées, il s’est rendu près de la Golf en question.

Là, il a sorti une sorte de revolver et a commencé à frapper sur le véhicule. Le pare-brise a volé en éclats, puis d’autres vitres, avant que le gaillard ne continue son œuvre de destruction en s’en prenant à la carrosserie. Lors de son audition, il a confirmé à la police qu’il avait bien commis ces dégradations.

Mais, cité devant le tribunal correctionnel pour évoquer cet énième épisode délictueux de sa vie, le prévenu n’est pas venu s’expliquer sur le banc des prévenus. Son dossier a été examiné par défaut. Le ministère public, à l’audience, a précisé que le prévenu avait déjà de multiples antécédents dont une condamnation à une peine de quatre ans de prison avec sursis partiel.

Le jugement a été rendu mardi au tribunal de Nivelles : Melvyn écope de 20 mois d’emprisonnement ainsi que d’une amende de 300 euros. Le tout sans sursis, puisqu’il n’était pas présent pour le demander.