Après l’accident mortel du bois de Beausart, le débat fait rage entre fatalistes et ceux qui veulent anticiper les drames.

L’accident mortel de ce jeudi à Grez-Doiceau, dans le bois de Beausart, où une maman de deux enfants a perdu la vie à la suite de la chute d’un arbre, suscite de nombreuses réactions. En cas de grands vents, comme c’était le cas depuis la nuit de mardi à mercredi, est-il judicieux de maintenir ouvertes les voiries bordées de bois ?

Le conseiller de majorité Philippe Lenaerts a en tout cas décidé de porter le débat au conseil communal, en adressant à ses collègues un courriel. Rappelant l’accident de ce mercredi, le conseiller ajoute : "Le bois de Beausart a, à son actif, de nombreuses victimes décédées dans des accidents de la route. La dégradation de la situation climatique provoque de plus en plus d’événements perturbant la vie quotidienne. Face à ces changements climatiques, je ne peux que constater que certaines communes (Bruxelles) prennent des mesures conservatoires et ferment préventivement les bois et endroits susceptibles d’être impactés par ces événements et de provoquer des catastrophes telles que celle que nous venons de vivre. Je demande un plan préventif de fermeture des bois et autres espaces menaçants, directement ou indirectement, la population en cas de tempête."

Mais, dans les faits , est-ce applicable ? En effet, comment décider du degré de dangerosité d’un lieu plutôt que d’un autre ? Il faut savoir que la commune de Grez-Doiceau a été touchée par un terrible vent. Il suffit de voir le nombre d’arbres couchés à quelques centaines de mètres du lieu de l’accident. Les communes voisines n’ont visiblement pas eu les mêmes dégâts. Des arbres sont également tombés sur d’autres voiries ailleurs dans la commune… Heureusement sans blesser personne.

Faut-il couper tous les arbres le long des routes ? De plus en plus de communes prennent ce genre de mesure, mais… au bois de Beausart, cela reviendrait à un fameux déboisement. Est-ce réaliste ?

Reste la question de l’entretien de ces arbres, un épineux dossier où la responsabilité des propriétaires et les moyens financiers nécessaires pour réaliser le travail risquent de donner lieu à de fameux débats.