Citoyens et élus se sont rassemblés samedi pour déplorer le manque d'aménagements pour les personnes à mobilité réduite.

Jeunes, moins jeunes, familles, personnes seules, en situation de handicap ou pas. Tous s’étaient rassemblés ce samedi midi à la gare de Rixensart. Avec un but commun : dénoncer l’absence de toute infrastructure d’accès pour les PMR. Une situation qui perdure depuis le début des travaux du RER. Soit plus de 5 ans déjà et bientôt 6, car les ascenseurs PMR prévus pour fin de cette année ont été retardés, en mai 2020.


« C’est lamentable, témoigne Philippe Van Noorbeeck, en chaise roulante. Avant je prenais toujours le train, mais depuis le début des travaux du RER, c’est devenu impossible. Je ne vais plus jamais à Bruxelles à cause de ça par exemple. Il est grand temps de faire quelque chose ».

C’est d’ailleurs pour faire bouger les choses que l’action avait été imaginée. « Je suis contente de la mobilisation et de l’action commune menée avec tous les conseillers de Rixensart, explique Amandine Honhon (Ecolo), la conseillère communale qui avait lancé l’idée. Il faut que la problématique de l’accessibilité aux PMR – dans un sens large (vélos, poussettes, personnes âgées, personnes en situation de handicap) – devienne une priorité comme ça devrait l’être. Avec cette action, on veut maintenir la pression pour que ça évolue. Avec l’idée de donner à cette problématique une envergure plus large, et l’emmener jusqu’au niveau fédéral ».

Outre l’accessibilité, l’absence de tout ascenseur ou de rampe d’accès pose également de graves problèmes de sécurité, comme l’explique Annie Orléans, qui éprouve quelques difficultés à se déplacer. « Les escaliers sont déjà très durs en temps normal, à descendre et surtout à monter, mais en cas d’urgence, ça devient effrayant. Au mois d’août dernier, j’ai été prise d’un malaise cardiaque en arrivant ici à la gare de Rixensart. Les ambulanciers m’ont prise en charge, mais ça a été très compliqué. Ils ont dû me porter sur une chaise, avec l’appareil de réanimation et me remonter… par les escaliers. Une chance qu’ils étaient à quatre, sinon je ne sais pas comment ils y sauraient arrivés. Et ça pourrait arriver à n’importe qui… »