Le gouvernement wallon annonce vendredi avoir reçu le même jour la "garantie" de la part du président de GSK Global Vaccines Roger Connor que le quartier général de la recherche et développement et de la production des vaccins du géant pharmaceutique mondial restera en Wallonie, malgré le "plan de transformation" récemment annoncé et qui menace près de 1.000 emplois dans le sud du pays. 

Le ministre-président wallon Elio Di Rupo et les vice-présidents du gouvernement régional Christie Morreale, Willy Borsus et Philippe Henry rencontraient vendredi Roger Connor, qui a alors "clairement confirmé que le quartier général de la recherche et développement et de la production des vaccins de GSK dans le monde restera basé en Wallonie", communique le gouvernement.

La direction de GSK avait précédemment déjà indiqué vouloir garder en Belgique le coeur de sa division vaccins, GlaxoSmithKline Biologicals. La restructuration, qui va de pair avec plus de 500 millions d'euros d'investissements en Belgique dans les trois prochaines années, doit d'ailleurs permettre à GSK Vaccines de maintenir sa position de leader à long terme, avait précisé une porte-parole de l'entreprise dès le 5 février. Ce jour-là, la société avait annoncé son intention de supprimer 720 emplois, principalement parmi les cadres, et de ne pas renouveler 215 contrats temporaires sur ses sites wallons.

GSK Vaccines a trois sites de production en Wallonie, à Wavre, Rixensart et Gembloux. La Belgique est donc considérée comme le "quartier général" mondial de GlaxoSmithKline Biologicals.

"Notre objectif est bien évidemment de diminuer au maximum le nombre de pertes d'emplois. Dans ce cadre, la confirmation de l'engagement stratégique de GSK en Belgique est un élément important", commentent vendredi Elio Di Rupo, Christie Morreale, Willy Borsus et Philippe Henry.