Les représentants du personnel n’ont pas eu de réponses à leurs questions.

Le premier conseil d’entreprise organisé dans le cadre de la phase 1 de la loi Renault sur le licenciement collectif s’est tenu mercredi chez GlaxoSmithKline (GSK). Il a surtout été question d’agenda et de méthodologie pour la suite des discussions mais la direction, qui avait annoncé la semaine dernière son intention de supprimer jusqu’à 720 emplois sur ses sites belges, a déjà présenté dans l’après-midi certains chiffres. Le calendrier fixé prévoit une réunion par semaine jusqu’au mois de mai, et les syndicats ont déjà posé une quarantaine de questions à la direction. 

"La direction a parlé optimalisation, flexibilisation, fluidification, centralisation… Mais pour l’instant, cela reste encore assez vague, indiquait en fin de journée le permanent CNE Jean-Marc Lepied. Ils sont partis des nombres annoncés pour expliquer leur raisonnement, sans encore être très précis à ce stade. Il y a eu aussi une discussion sur la représentation des cadres pour la deuxième phase. Comme un peu partout tout le secteur, les employeurs ont un peu de mal à reconnaître qu’une délégation syndicale pourrait négocier pour les cadres. La porte n’est pas fermée, il faut encore discuter mais nous avons averti que cette question risquait de polluer le processus de la phase 1."

Côté FGTB comme CSC, on estime que l’état d’esprit dans lequel s’est déroulé cette première rencontre d’une journée avec la direction n’est pas mauvais. Les représentants de GSK semblent pressés d’avancer, sans toutefois fixer de délais pour aboutir et les conseils d’entreprises devraient s’enchaîner au rythme d’un par semaine jusqu’au mois de mai. Pour celui qui se tiendra la semaine prochaine, le 19 février donc, les représentants du personnel ont déjà posé une quarantaine de questions à la direction.