Les plaintes sont peu nombreuses mais des actions de prévention ont été entamées.

Ces dernières semaines, plusieurs drames ont rappelé que les conséquences du harcèlement subi par certains élèves peuvent être terribles. Au conseil de police de la zone Nivelles-Genappe cette semaine, Germain Dalne (MR) a demandé si la police locale avait élaboré un plan d’action spécifique, et si des chiffres permettaient d’évaluer l’ampleur du phénomène dans les deux communes.

Des chiffres, la zone de police en a quelques-uns mais ils ne veulent pas dire grand-chose : en 2019, cinq plaintes ont été déposées par des parents pour ce type de faits. Elles ne sont (évidemment) pas prises à la légère mais les responsables savent qu’il y a beaucoup d’autres agissements du genre qui ne sont pas rapportés à la police.

Ce qui ne veut pas dire que celle-ci reste inactive. Une action "Stop aux mauvais comportements à l’école" a d’ailleurs été lancée dans les classes, et une policière de quartier se charge de l’animation pour tenter de faire de la prévention avec les élèves.

C’est encore trop récent pour dresser un bilan valable de l’initiative, mais ce sera fait prochainement et les premières séances montrent en tout cas l’ampleur du problème.

"Elle m’a raconté qu’elle demande aux enfants de fermer tous les yeux, pour que ceux qui ont été confrontés au phénomène, que ce soit comme victimes, comme témoins ou comme auteurs, lèvent la main, a expliqué le commissaire divisionnaire Neyman aux conseillers de police. Et dans une des classes visitées, tout le monde a levé la main ! Alors qu’elle ne le fait pas d’habitude, elle a demandé aux enfants d’ouvrir les yeux. Les langues se sont déliées et un travail a pu être mené… "

La police locale n’est pas le seul acteur de la prévention dans ce domaine mais son souhait est de se mettre à l’écoute des enfants. L’action est proposée pour l’instant dans les classes de sixième primaire et les enseignants sont très demandeurs.

"Ce n’est qu’un petit angle d’attaque, mais les écoles sont preneuses : le planning est complet jusqu’à la fin de l’année", a indiqué le commissaire divisionnaire Pascal Neyman.