L'homme était notamment poursuivi pour avoir craché sur un chauffeur de taxi, en avril dernier, tout en affirmant qu'il était atteint du coronavirus. Les policiers qui sont intervenus et ont essuyé des injures ont dû le priver de liberté. Ce qui n'a pas empêché le Tubizien de violer les règles sanitaires un mois plus tard encore. Lors des premiers faits, c'est le chauffeur de taxi qui a appelé la police, le 9 avril 2020. Le prévenu avait toussé puis craché vers son visage en précisant qu'il était atteint du virus. Marc D., lorsque les policiers sont arrivés, a répété qu'il était malade et il a fallu lui poser un masque durant l'intervention. L'homme était virulent et a été privé de liberté. Une policière a notamment été copieusement insultée.

Le 10 mai 2020, une nouvelle intervention a été nécessaire quand le même individu, en dépit des règles en vigueur pour éviter la propagation du coronavirus, a décidé de s'asseoir sur un banc public pour consommer de l'alcool. Il n'est pas venu s'expliquer sur ces multiples faits pour lesquels il était cité devant le tribunal correctionnel.

L'épisode du crachat lui a valu une prévention de "diffusion de substances qui ne présentent en soi aucun danger mais qui peuvent inspirer de vives craintes d'attentat". Ce sont ces violations des règles qui valent au prévenu d'écoper par défaut de huit mois d'emprisonnement ferme. Et le tribunal a ajouté 15 jours de prison pour les préventions d'injures aux policiers.