Un habitant d’Incourt clamait son innocence et pour se défendre, criait au complot familial.

Durant deux ans pour une, et quatre ans pour deux autres, des jeunes filles ont dû subir la violence et les pulsions sexuelles de Jean D., un habitant d’Incourt. Elles ont dénoncé les faits en 2017, en expliquant que l’homme les emmenait faire des courses avec lui en voiture, puis s’arrêtait dans la campagne pour les obliger à entretenir des relations sexuelles avec lui.

Il était le père d’une des victimes, et le beau-père des deux autres. Elles ont expliqué aux enquêteurs que non content de leur imposer ses fantasmes, il est arrivé à plusieurs reprises qu’il emmène une d’entre elles chez des tiers. Là-bas, elles étaient obligées de danser en petite tenue, de faire des strip-teases et de se laisser toucher.

Malgré l’accumulation d’éléments et de détails sordides, l’homme a nié tout en bloc devant les enquêteurs, évoquant une sorte de complot contre lui. C’est encore cette attitude qu’il a adoptée à l’audience, devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon. Et son avocat avait réclamé l’acquittement à titre principal.

Le jugement qui a été rendu jeudi ne va pas du tout dans ce sens : la justice y souligne l’extrême gravité des faits et l’incapacité du prévenu à se remettre en question. Comme l’avait requis le ministère public à l’audience, l’Incourtois écope de dix ans d’emprisonnement ferme, suivis de cinq ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines.

Son arrestation immédiate a été réclamée dans la foulée par le ministère public, mais le tribunal a estimé que cette mesure ne se justifiait pas.