Brabant wallon Pour ce consommateur d’Ottignies, la consommation de cocaïne n’est pas un problème.


Déjà condamné à dix-huit reprises par le tribunal de police pour des infractions de roulage, un quadragénaire d’Ottignies s’est retrouvé cette fois devant le tribunal correctionnel : on lui reprochait d’avoir détenu de la cocaïne, ce qu’il ne niait nullement. Lorsque la police l’a entendu, il a expliqué qu’il consommait quelques grammes, régulièrement.

Une transaction de 500 euros a été proposée à ce consultant qui a les moyens de payer cette somme, mais il n’a pas déboursé un euro et se retrouve sur le banc des prévenus. "Ce n’est pas de la négligence, c’est juste un oubli", a-t-il affirmé, laissant penser que la menace d’une citation en justice ne l’avait guère alarmé.

"Je ne possède plus de cocaïne, j’en ai repris encore très récemment mais ce n’est pas un problème dans mon existence, a-t-il affirmé. Je consomme pour tenir le coup dans des circonstances particulièrement difficiles."

Voyant que ce prévenu prenait l’affaire particulièrement par-dessus la jambe, le président lui a précisé que l’amende minimale était tout de même de 8 000 euros… Réplique spontanée de l’Ottintois : "On est dans l’exagération !"

Le ministère public a remis les pendules à l’heure. La loi est la même pour tout le monde et si le prévenu a les moyens de s’acheter de la cocaïne, il peut payer la transaction. S’il ne le fait pas, il sait ce qu’il risque… "Je suis heurté par vos propos, vous diabolisez quelqu’un : c’est un peu fort de café", a répondu le prévenu, peu impressionné. Le tribunal vient de rendre son jugement. Éric écope de trois mois de prison et d’une amende de 8 000 euros. Un sursis lui est accordé pour l’emprisonnement, ainsi que pour la partie de l’amende qui excède 2 000 euros.