Brabant wallon Ecolo, par la voix de son député wallon Laurent Heyvaert, revient sur le "problème" du nouveau décret.

Dans notre édition de ce vendredi, nous vous faisions part des inquiétudes de Tanguy Stuckens, député provincial en charge, notamment, de la petite enfance, face au nouveau décret qui entend revoir profondément le secteur.

Selon lui, plusieurs aspects de ce décret sont inquiétants comme le financement, la disparition des co-accueil ou encore le statut des co-accueillantes. Suite à cette sortie, Ecolo, par la voix de son député wallon Laurent Heyvaert, a tenu à rectifier certaines choses. "On peut remettre en cause le manque de communication de l’ONE, mais il semble important qu’un député provincial en charge de la petite enfance rassure et accompagne les milieux d’accueil, commente-t-il. Le communiqué de l’ONE rappelle toutes les fausses informations qui circulent à propos du Décret et il est inopportun que ces informations erronées soient relayées par des responsables politiques."

Et de pointer le fait que le décret vise justement à augmenter le nombre de places disponibles dans les différents milieux d’accueil. "Il est peu pertinent de prédire la disparition des co-accueil et du statut des accueillantes indépendantes. Comme le précise l’ONE, les accueillantes autonomes ainsi que les co-accueillantes exerceront toujours sous statut indépendant. D’ailleurs, la réforme change la dénomination accueillantes autonomes en accueillantes indépendantes. "

Quant à la crainte de voir certains milieux mettre la clé sous la porte, Ecolo précise que "si les crèches non subventionnées auront l’obligation d’être gérées par une ASBL ou une société coopérative à finalité sociale ou un pouvoir public, le but en est la stabilité et la pérennisation de l’activité. De plus, ces changements ne concerneront que les nouveaux milieux d’accueil."

L’ONE déclare par ailleurs qu’elle adressera un courrier relatif à la suite de la mise en œuvre de la réforme à chaque milieu d’accueil. "Ce qui, souhaitons-le, permettra la transmission d’informations pertinentes qui rassureront les milieux d’accueil", conclut Laurent Heyvaert.

"Les inquiétudes des gens du terrain"

De son côté, Tanguy Stuckens, maintient ses craintes quant à ce nouveau décret. "Je ne fais que relayer les inquiétudes légitimes des acteurs de terrain. Le domaine de la Petite enfance est un secteur sensible qui repose sur un équilibre fragile , explique-t-il. Aujourd’hui, les acteurs de terrain sont inquiets pour des raisons légitimes, liées au financement et à un certain nombre de nouvelles règles qui viennent fragiliser l’équilibre actuel. Nombreux sont ceux qui partagent le sentiment que l’on vient ajouter des difficultés aux difficultés. Les mandataires politiques ont la responsabilité d’apporter des solutions, en concertation avec l’ONE, avec notamment pour objectif essentiel de ne pas mettre en péril les milieux d’accueil existants. Pragmatisme et réalisme seront indispensables pour éviter des dégâts collatéraux irréversibles."