BRAINE-L’ALLEUD

Pour Vincent Scourneau, le corps d’intervention n’est qu’un leurre

POLICE On le sait, pas mal de zones de police en Brabant wallon se plaignent du manque d’effectif, ou plus exactement du manque de financement du Fédéral pour qu’elles puissent se doter d’un effectif permettant d’assurer au mieux toutes les missions.

Le nombre de policiers (partiellement) subventionnés à Braine-l’Alleud est fixé à 67. Pour eux, la zone reçoit 1,3 million d’euros du Fédéral, soit environ 19.500 € par policier. Et pour tout engagement en plus, la zone – c’est-à-dire la commune – assume à 100 %.

Ce chiffre de 67 policiers a été fixé en 1998 en fonction de la fameuse norme KUL. Depuis, il n’y a eu aucune évolution. Alors que la population, en dix ans, a pas mal augmenté et que la ville s’est développée au niveau économique, scolaire,…

Une des solutions présentées par le Fédéral est la constitution d’un corps d’intervention, dans chaque arrondissement, placé sous la direction du directeur coordinateur. Les zones de police ont jusqu’au 1er mars pour faire savoir le nombre d’hommes de ce corps d’intervention, qu’elles pourraient accueillir dans leur commissariat, pour apporter un renfort aux policiers de la zone.

Vincent Scourneau n’y va pas par quatre chemins : pour lui, ce n’est qu’un leurre. Parce que ces hommes qui seront hébergés dans les zones – lesquelles devront donc assumer les frais de fonctionnement – seront rappelables en permanence en fonction des besoins de maintien de l’ordre.

Et avec le procès Habran qui se prépare à Nivelles puis la présidence belge de l’Union européenne, ils risquent d’être affectés une bonne partie du temps à des missions qui n’auront rien de local. “Cela ne va qu’exacerber le sentiment d’injustice” , explique le maïeur brainois. “La seule solution valable pour notre zone, c’est que le Fédéral revoie la norme KUL, fasse enfin la clarté sur les critères, et ajoute au moins 10 % par rapport à 1998.”



© La Dernière Heure 2010