Au conseil communal de cette semaine, Véronique Vandegoor (Défi) a interpellé le collège sur les permis octroyés pour abattre des arbres dans plusieurs endroits de la commune. À l’avenue Trigodet à Baulers, une fabrique d’église a abattu 15 peupliers. Pour le projet d’appart-hôtel du Rifflart d’Ittre, des arbres remarquables pourraient être coupés avec la bénédiction de la Ville. Et il y a aussi les menaces pesant sur le parc des Récollets…

Pascal Rigot, le premier échevin en charge notamment des espaces verts, a d’abord précisé les circonstances de l’abattage à l’avenue Trigodet. Un permis avait été octroyé pour mettre au sol cinq peupliers malades. Mais la fabrique en a coupé quinze. En concertation avec le DNF, la Ville a décidé non pas de verbaliser, mais d’octroyer un permis de régularisation… imposant de replanter.

En ce qui concerne les Récollets (17 arbres menacés) et l’hôtel Rifflart d’Ittre (4 arbres), l’échevin Ecolo a expliqué qu’il fallait garder une vision d’ensemble. La Ville distribue chaque année des centaines de plants aux habitants, prévoit la plantation d’arbres dans d’autres permis (comme au Petit Baulers) et compte augmenter ses espaces verts.

Mais à un moment, il faut choisir : sauvegarder quelques arbres et laisser le patrimoine bâti s’écrouler, ou prendre en compte dans l’analyse l’avenir de ces sites désaffectés. "Nous sommes des défenseurs de la nature, des arbres et de la biodiversité, a précisé l’échevin. Mais ce qui compte, ce n’est pas le nombre d’arbres : il faut une vision globale."

Autre petite précision du collège : avec la sécheresse de cet été et des années précédentes, il y a aussi pas mal de grands arbres qui ont souffert et qu’il faut abattre pour des raisons de sécurité.

"Sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup d’experts, a glissé le bourgmestre Pierre Huart. On peut jouer sur l’émotionnel mais quand ça tourne mal, il y a un responsable et c’est moi !"